Les homosexuel(le)s musulman(e)s ne sont pas en retard sur le questionnement de leur identité, simplement lorsqu'on est issue d'une famille religieuse (ou que l'on est soi-même musulman), la "montagne" du questionnement identitaire est plus ardue encore à gravir ; cela prend plus de temps de s'affirmer en tant qu'homosexuel(le)s et musulman(e)s, pourtant nous sommes de plus en plus nombreux à y parvenir, à trouver notre propre voie.
    Rappelons-nous par ailleurs qu'en France, les minorités sexuelles n'ont le droit de s'afficher librement que depuis 1831 : trente ans à peine...


    C'est ainsi qu'il y a une quizaine d'années déjà, de nombreux penseurs et certains imams (dont le plus célèbre est l'imam M. Hendricks) ont verbalisé à travers des articles, des livres, des conférences, leur envie de vivre leur foi et leur sexualité de manière totalement assumée. Souvent cette recherche d'identité en passe par un retour aux sources de la civilisation arabo-islamique.

    Voilà donc en substance ce que nous dit l'un de ces penseurs homos musulmans (ou "Muslim queers", en anglais), sur l'identité des homosexuel(le)s dans le Coran et les hadiths :


 

I        Une homosexualité dans le Coran et la Sunna, loin de tous préjugés homophobes

               

                     Selon Faris Malik (un occidental homosexuel, converti à l’islam) : 

    ------      «l’interprétation classique du Coran se méprend généralement sur le fait «d’approcher les hommes dans la luxure», ainsi que sur la castration des mâles, comme étant le péché du peuple de Lot [63] .

[65] : «En effet vous approchez des hommes dans la luxure, excluant par là les femmes ... » ; [66] : « Tu approches les mâles du monde et tu abandonnes ceux que votre Seigneur a créées pour vous comme vos compagnes. » ; [67] : «Voulez-vous vous approchez des hommes dans la luxure excluant les femmes? » ; [68] : «Très clairement vous êtes coupable d'une turpitude qu’aucune des nations n’a jamais commise avant vous. Quoi! Venez-vous vers les mâles, coupez-vous les couloirs [les canaux déférents, et / ou le canal de l'urètre ?] et vous le faites dans vos clubs privés? » [69] .

 

                Mais le Coran n'interdit pas l'utilisation, comme partenaires sexuels passif, l’ancienne catégorie d'hommes qui, par nature, n'avait pas de désir pour les femmes, puisque de tels hommes n'étaient pas considérés comme «masculins» en raison de leur manque d'excitation pour les femmes. Ce genre d'homme est souvent connu sous le nom de «gay» dans les temps modernes, mais dans le monde antique, il a été identifié anatomiquement comme un complet « eunuque naturel ». Bien que le Coran n'emploie jamais le mot eunuque [khasiyy], les hadiths et les livres de la jurisprudence le font.

                Plus encore, le Coran reconnaît que certains hommes sont constitués « sans les capacités définissant un mâle en tant que tel » ; [70] (« ghair oolaa il-irbati min ar-rijaali ») et ainsi, en tant que serviteurs domestiques, ils sont autorisés à voir des femmes nues. C'est une référence aux eunuques naturels, à savoir des hommes gays.

                Un tel individu doit être indifférent au corps des femmes pour assumer ce rôle en tant que serviteur dans l'espace privé des femmes. Dans un cas précis, un domestique dont on avait supposé qu’il était indifférent aux femmes en raison de ses manières «efféminés» [mukhannath] a été expulsé par le Prophète , car il a démontré de façon inattendue une attitude lascive envers une femme [71] 

                Alors, le Prophète  a dit: « Celui-ci ne doit pas pénétrer dans une pièce où vous êtes » [72] .

(…)

                Aïcha (RAA) a rapporté qu'un eunuque [mukhannath] avait l'habitude de venir aux épouses de l'Apôtre d'Allah , et qu’ils n'ont rien trouvé de répréhensible à ses visites, considérant que c'était un mâle sans aucun désir sexuel (fakaanoo ya'doonahu min ghair oolaa il-irbah).

 

                Notez que dans la version de Aïcha (RAA), elle affirme que les femmes lui permettaient l’accès à leurs chambres privées parce qu'elles étaient persuadées qu'il « n’avait pas les capacités définissant un mâle en tant que tel » (le traducteur a ajouté le mot mâle et dit « Considérant qu'il est un mâle sans aucun désir sexuel », mais l'arabe dit seulement qu’elles « le considéraient comme étant dépourvu des capacités définissant un mâle en tant que tel »). Aïcha cite effectivement le verset coranique sur les hommes qui « n’ont pas les capacités définissant un homme en tant que tel », démontrant que sa présence dans l'espace des femmes aurait été inappropriée selon le Coran, seulement car il « n'avait pas les capacités définissant un mâle en tant que tel ».

(…)

                Cela le disqualifie en tant que serviteur intime selon le Coran, et aussi selon les normes sociales en vigueur à l’époque. Dans un système qui repose sur le fait que les gens de maison doivent être hétérosexuellement indifférents, le principal risque est que cette indifférence peut être falsifiée. En d'autres termes, un homme hétérosexuel peut prétendre être un homosexuel exclusif en vue d'obtenir un accès gratuit à l'espace privé des femmes.

                Il existe d'autres hadiths [73] contre les travestis [imposteurs] dans lequel le Prophète maudit spécifiquement les «mâles» qui imitent les femmes et les femmes qui imitent les «mâles», et pour lesquels les conséquences de leurs actes illicites sont que l’on doit « les expulser de leur maisons. La spécification de «mâles» est rendue très explicite:

[74] Le Messager de Dieu , maudit les femmes imitatrices [imposteurs] qui sont des hommes, et les hommes imitateurs [imposteurs] qui sont des femmes (en arabe: la'ana rasoolullah salla allahu 'alaihi wa sallama al-mutashabbiheena min ar-rijaali bil-nisaa'i wal-mutashabbihaati min an-nisaa'i bir-rijaali.).

[75] Le Prophète , maudit les efféminés [imposteurs] qui sont des hommes, et les femmes qui se font passés pour des hommes [imposteurs], et il dit : « expulse-les de votre maison », et le Prophète , a expulsé tel ou tel et 'Umar expulsées tel ou tel.

                Les mots «mâles» et «femmes» sont évidemment emphatique ici parce que la grammaire ne nécessite pas vraiment de les utiliser. Le genre masculin est grammaticalement déjà prévu par les terminaisons [et les mots «imposteurs »]. Compte tenu de l'accent, la malédiction est spécifiquement destinée uniquement aux «mâles» et aux «femmes», et ne couvre pas les hommes qui pourraient être des femmes masculines (…). [En d’autres termes, on peut considérer qu’il est correct d'être un « drag queen », aussi longtemps que vous n'êtes pas un homme imposteur, voulant accéder aux femmes sans méfiance, ou aux épouses de maris peu méfiants. »

 

 

II       Homosexualité  naturelle, crée par un Dieu  Omnipotent

 

                Par ailleurs, toujours selon Faris Malik « le Coran reconnaît qu'il ya certaines personnes qui sont «indéterminées» ('aqeem), donc ni mâle ni femelle:

[76] « A Allah appartient la royauté sur les cieux et la terre. Il crée ce qu'il veut. Il prépare les femmes pour qui il veut, et Il prépare les hommes pour qui le veut. Ou il marie les mâles et les femelles ensemble, et il crée ceux dont il veut qu’ils soient inefficaces. En effet, il est l'Omniscient, l'Omnipotent. »

(En arabe: « Lillahi mulku us-samaawaati wal'ardhi. Yakhluqu ma yashaa'u. Yahabu liman yashaa'u inaathan wa yahabu liman yashaa'u adh-dhukura. Aw yuzawwijuhum dhukraanan wa inaathan; wa yaj'alu man yashaa'u 'aqeeman: innahu 'Aleemun Qadeerun. »).

                Ces deux derniers versets sont habituellement interprétées différemment dans les traductions occidentales, selon lesquelles Dieu accorde des filles ou des fils à qui elle veut et donne à certaines personnes à la fois fils et filles. Mais il y a plusieurs problèmes avec cette interprétation, dont l'un étant que le mot désignant le fait de se marier (zawwaja) est utilisé dans le second verset. Hors, lorsque les familles ont des garçons et des filles, les garçons et les filles n'arrivent pas en général par paires ! Le second problème étant que, dans les versets coraniques citant les mâles et les femelles ensemble, les mâles sont plus souvent mentionnés en premier lieu, et les femelles en second lieu [77]. Il s'agit du seul verset dans le Coran, autant que je sache, dans laquelle la femelle est mentionnée avant les mâles. Si ces deux versets parlaient des fils et des filles, on s'attendrait à ce que les fils soient mentionnés avant les filles.

                Dans ce cas, ce principe des «hommes d'abord» semble indiquer que les versets se réfèrent à des femelles et des mâles non pas comme progéniture, mais comme à des homologues, objets de désir attribués selon la volonté de Dieu. Les objets du désir féminin sont mentionnés en premier, car ils sont le plus souvent objets de désir pour les hommes. Par conséquent, même ce verset se réfère à des hommes d'abord, comme les plus typiques « qui », pour qui Dieu prépare (toujours) les femelles. Pourtant, l'utilisation du mot « qui » laisse la porte ouverte aux femmes afin qu’elles soient des objets de désirs pour les autres femmes, quand Dieu le veut, et pour les hommes d'être des objets d'amour pour les femmes ainsi que pour les mâles passifs (eunuques naturels). Je crois que ce verset décrit très nettement et succinctement les variétés d’orientations sexuelles et de genre, qu’Allah l'Omniscient et Tout-Puissant, crée comme Allah le souhaite.

                L'inefficacité peut inclure les femmes abstinentes tout autant que des hommes, car il est dit « les femmes abstinentes, qui n’entretiennent aucun espoir de se marier » (Wal-qawaa'idu min an-Bayhaqi allaati laa yarjoona nikaahan), sont autorisées à « se découvrir. » [78] .

 

                Un autre exemple fascinant d'une femme au genre sexuel variant est la mère de Jésus, Marie. Selon les anciennes notions de la procréation, les hommes étaient les seuls capables de produire les semences. Il serait impossible pour une femme de donner naissance à un enfant, et encore moins un garçon, sans recevoir la semence provenant d'un mâle. Dans le christianisme, ce problème est résolu en faisant de Dieu le procréateur masculin de Jésus. Selon le Coran, toutefois, Dieu ne procrée pas. Cela signifie que la semence qui est devenu Jésus est venue au sein de Marie. Si Marie à été en mesure de produire des graines viables provenant de l'intérieur d'elle-même, alors selon les définitions anciennes, elle était un mâle, en dépit d’apparences contraires. En cela le Coran dit que, lorsque Marie est née, sa mère a déclaré qu'elle était un bébé de sexe féminin, mais Dieu savait mieux qu’elle :

« Seigneur, sûrement, je l'ai mis au monde femelle - et Allah savait mieux qu’elle ce qu’elle a mit au monde - et le garçon n'est pas comme la femelle ... (Arabe : Rabb, innee wada'tuha unthaa wa Allah 'a'lamu bimaa wada'at wa laisa adh-dhakaru kal-untha ...) [79].

                Il existe d'autres traditions à propos d’une variation du genre sexuel chez Marie. J’ai soutenu par ailleurs que la « virginité » de Marie n'est pas seulement l'état d’innocence d'une jeune fille qui n'a pas encore connu d’homme, mais plutôt un rejet plus permanente des rapports sexuels avec les hommes, comme pour les vestales à Rome. Dans Ésaïe, il est prédit qu'une « vierge » va concevoir un fils, mais le mot utilisé pour vierge ici n’est pas la « bethulah » générique utilisée dans toute l'Ecriture hébraïque pour les filles qui n'ont pas encore eu de rapports sexuels [80]. Au lieu de cela, le mot « almah » est utilisé, un mot très rare dans l'Écriture, qui est le pendant féminin à « elem », ce qui signifie petit garçon. Dans les autres versets dans lequel il est utilisé, il est compatible avec le sens de garçon manqué ou rebiffeuse d’hommes [81].

 

III      Homosexualité violente, pratiquée par des hommes qui se disent       « hétérosexuels »

 

                Toujours selon Faris Malik, « l'activité homosexuelle par des homosexuels (eunuques) n'est pas cité dans le Coran ni dans la sunna du prophète , qui ne mentionne que le viol homosexuel injuste perpétré par des hommes contre d'autres hommes hétérosexuels. Outre l'histoire de Loth, l'exploitation sexuelle des hommes hétérosexuel est évoquée également dans la promesse formelle des propriétaires esclavagistes au prophète Joseph « qui se sont abstenus de lui » ( [82] : « wa kaanuu feehi min az-zaahideen »).

                Mais le Coran et les hadiths contiennent également des traces du désir homosexuel autorisé de la part d’hommes hétérosexuels.

(…)

                Dans le recueil d’Al-Bukhari [83] : « Nous avions l’habitude de lutter [au combat] avec le prophète . Il n’y avait pas de femmes avec nous. Nous avons dit : Ô Messager, pouvons-nous en traiter certains comme des eunuques (a laa nastakhsii) ? Il nous interdisait de le faire. »

                La version de Bukhari [84] dit que plutôt que de laisser les compagnons « traiter [certains] comme des eunuques » en l'absence de leurs épouses, le Prophète leur a permis d'épouser des femmes corrompues » [selon leurs critères de l’époque] (rakhasa lana an nankih al-maraa bil-shaub) dans le voisinage, et leur récita le Coran: « Ô vous qui croyez ! Ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allah a rendu licite pour vous, mais ne commettez pas de transgression. »

                Le fait que Muhammad  a interdit aux compagnons de désigner les hommes comme des eunuques n'est pas la question ici. Bien sûr, utiliser un homme hétérosexuel comme un eunuque n’est une bonne chose – c’est essentiellement le péché du peuple de Lot. Mais qu'en est-il des rapports avec un eunuque (à savoir celui qui manque perpétuellement d'excitation pour les femmes) en tant qu’eunuque ? Étant donné que ibn Mas'ud fait a fait référence à l'utilisation des eunuques pour obtenir une gratification sexuelle, et étant donné que le Prophète a compris ce qu'il voulait dire, cela semble indiquer que les rapports avec des eunuques en vue d’obtenir une gratification sexuelle était connu dans la société arabe, et qu’ils étaient considérés comme des rapports appropriées avec les eunuques mâles. Puisque les eunuques n'étaient pas considérés comme masculins, il n'y a aucune d'interdiction contre cela, même pas dans le Coran.

                Les eunuques étaient encore des objets sexuels pour les hommes hétérosexuels dans la dynastie des Mamelouks, selon David Ayalon dans son livre Eunuchs, Caliphs, and Sultans : A Study in Relationships Power (Jérusalem, 1999). Ils ont même servis à empêcher les Mamelouks les plus âgés d'avoir un droit d’accès sexuel aux plus jeunes recrues mâles.

  

                Les eunuques semblent avoir servis comme d'un bouclier contre le désir homosexuel [de la part des hommes hétérosexuels] d’une certaine manière. Ils ont été l’objet de cette convoitise, l’a détournant ainsi des plus jeunes. Ils sont décrits comme étant féminins et dociles au lit la nuit et viril et guerrier le jour lors d’une campagne militaire ou dans des circonstances similaires (hum nisaa' li-mutmainn muqeem wa rijaal in kaanat al-asfaar; li-annahum bin-nahaar fawaaris wa bil-lail 'araa'is). [85] .

 

 

IV      Le prophète de l’islam aurait parlé de l’homosexualité avec un de ses disciples ?

 

 

                Faris Malik conclue ainsi : « Quant à la question de savoir si Mahomet  reconnu lui-même expressément que certaines personnes s'abstiennent par nature de l'hétérosexualité, étant ainsi des eunuques naturels, considérons le hadith suivant. On raconte que l'un des compagnons du Prophète , Abu Huraira [l’un des plus proches et des plus aimé compagnon du prophète], se rendit auprès du Prophète, en disant qu'il était un garçon « jeune » qui « craint les tourments de son âme », mais qu'il « ne trouve pas les moyens d'épouser une femme » [innee rajulun shaabbun wa ana akhaafu 'alaa nafsee al-'anata wa laa ajidu ma atazawwaju bihi an-nisaa'a]. Le Prophète garda le silence, même après qu’Abu Huraira ait réitéré sa déclaration trois fois. Enfin, après la quatrième fois, Mahomet  dit : « O Abu Huraira, la plume est sèche en ce qui concerne ce qui peut être convenable pour ceux d’entre vous. Alors, soit eunuque pour cette raison ou abandonne. » [86] (Pour comparaison, rappelons-nous que lorsque Uthman est venu demander à Mahomet s'il pouvait être autorisé à vivre une vie d'abstinence, cela lui a été clairement refusé.)

                Si la réponse de Mahomet  à Abu Huraira a un sens quelconque, alors bien sûr il doit avoir un rapport à la déclaration faite par Abu Huraira avant cela. D'abord, nous devons nous demander quel est au juste le genre de tourments qu’Abu Huraira craint pour son âme [nafs] ? Muhammad Muhsin Khan, le traducteur du Bukhari en anglais, a interprété cela comme la crainte de commettre des rapports sexuels illicites. Si cette interprétation est correcte, alors il nous reste à déterminer ce que « rapports sexuels illicites » signifiait pour Abu Huraira. Vue qu’il se considérait de genre « masculin », deux formes d'activités sexuelles seraient inadmissibles, donc le soumettrait à la tentation et causerait les tourments de son âme : le désir d'être sexuellement passif, avec un homme (connu sous le nom de ubnah) ; ou le désir de commettre l'adultère avec une femme. Pourtant, Abu Huraira (« le père des chatons ») semblait faire allusion à une solution à son dilemme quand il dit qu'il ne trouve pas (en lui-même?) ce qui est requis afin d’épouser une femme.

                Maintenant, si cela signifie simplement qu'il n'avait pas d'argent pour entretenir une femme, par exemple, et a tenté de commettre l'adultère avec une femme, le Prophète lui aurait sûrement conseillé de jeûner et d'être patient, conformément à la Sourate [87] . Mais au lieu de le conseiller comme ceci, il lui a conseillé d'accepter son sort et, le cas échéant, d’être un eunuque ; une option qu'il a pourtant niée à Uthman (qui lui n’était pas un eunuque et qui avait ordre de se marier, la vie monacale étant interdite en islam).

                Enfin, si la déclaration d'Abu Huraira signifiait qu'il manquait de désir avec les femmes, alors évidemment il ne pouvait craindre la tentation de l'adultère avec les femmes (…). Toutefois, s'il n’a jamais épousé de femme, en raison de son impuissance face aux femmes ou pour toute autre raison, alors il n’aurait pas à agir comme un mâle, mais plutôt comme un eunuque, auquel cas l'homosexualité passive ne serait pas interdite pour lui.   ______



            Tout ceci ne veux pas dire que nous voulions discuter ici du fait que les homosexuels hommes soient libres ou pas de pratiquer la sodomie : cela n’est nullement l’objet du propos de ces articles, puisqu’ici en France au 21ème siècle, la sodomie n’est plus interdite ni même considérée par les spécialistes en matière de psychologie, comme une perversion et ce depuis des décennies ; chacun est par conséquents libres de choisir et d’assumer sereinement les pratiques sexuelles et les relations sentimentales qui lui conviennent, objectivement et sans culpabilité aucune (la culpabilité n’est-elle pas le symptôme d’un affect refoulé, associé à une représentation conflictuelle irrésolue ?). Mais nous aimerions insister sur le fait qu’en fonction de ce que nous venons d’exposer et en fonction de ce que nous dit l’imam Muhsein Hendricks (lui-même homosexuel rappelons-le), voilà un raisonnement qui se tient debout, enfin ! Voilà une interprétation possible qui contredit clairement l’interpétation radicale qui ferait de l’islam une religion homophobe, qui considererait soi-disant les homosexuel(le)s comme des « pervers » ou des « désequilibrés ». D’une part parce que le concept « d’homosexualité » était encore mal connue avant qu’on décida de s’y intéresser scientifiquement au 18ème siècle (avec au départ des théories stigmatisantes, qui ne reconnaissaient pas le droit des individus à la différence en matière de sexualité).

                D’autre part, car rappelons-le encore une fois, dans le Coran nulle part l’homosexualité n’est citée en tant que telle (le terme exacte pour désigné l’amour entre deux personnes de mêmes sexes étant : al-Mathliyat, المثلية). Par contre, le Coran cite bien des crimes intolérables commis par le peuple de Loth (l’agression des étrangers, le refus de l’hospitalité, le viol des jeunes femmes et des jeunes hommes, le fait de commettre un acte interdit – sans doute la castration forcée, comme le pense Faris Malik, ou la célibat forcé en raison de son homosexualité...? - etc.). Mais bizarrement, les interprétations les plus radicales prônées par les musulmans radicaux, ne retiennent jamais ces crimes, pas plus que le viol d’hommes contre leur grès : ils préfèrent y voir là une condamnation soit disant claire de l’amour entre personne de même sexe.

                Alors que peut-on dire d'un tel choix axiologique ? D'une part, notons déjà que c’est là une attitude partiale ou tout du moins atomique, morcelaire que d’aucuns en psychologie qualifieraient « d’attribution interne ». C’est lorque l’on considère que l'individu dont on suppose qu’il est un criminel est fondamentalement mauvais, que la Destinnée a fait de lui un être mauvais, qu'il sera mauvais a jamais, sans prendre en compte « l'attribution externe » : en l’occurrence l’influence d’un déterminisme sociétal dans l’élaboration du comportement de cet individu (sans même parler du fait que personne, personne ne choisit sa sexaulité, encore moins son homosexualité) ; et plus important encore, le rôle de la société dans la représentation qu'il peut avoir de lui-même (en partie seulement, car la Vie reste bien évidemment une question de choix et de lutte pour son droit a exister). Là nous sommes concérnes directement, nous qui sommes quasiment tous issu(e)s de milieu familiaux trés présents dans nos vies d'adultes, parfois invasifs; des milieux familiaux et/ou religieux trés fortement influencés ici en France, par les positions extrêmement radicales de ceux qui ne sont pourtant qu'une minorité de penseurs musulmans venus d'ailleurs, et qui continuent d’être incapables de voir en nous autre chose que la représentation qui leur a été inculquée, à propos du mode de vie de criminels disparus il y a plusieurs milliers d’années.

                Pourtant, considérer tous les homosexuels comme des sodomites (donc des violeurs, des voleurs, des pirates) c'est une discrimination; le propre de la discrimination n’est-il pas de juger un individu en raison des caractéristiques que l'on attribue au groupe social auxquel il ou elle appartient, plutôt que de le considérer sur ses caractéristiques personnelles. Ce qui est absolument contraire à cette notion « d’humanitas », comme nous l’avons vue plus haut à propos des universaux ethiques portés par toutes les traditions abrahamiques. Condamner les homosexuel(le)s' c'est donc inhumain (de ce point de vue là les choses sont claires). Personne ne devrait s’autoriser à dire que le Coran ou l’Islam condamne les homosexuel(le)s, puisque ca n’est pas le cas. Mais plutôt qu’une certaine représentation que l’on a de l’Islam est incapable de tolérer l’homosexualité. Car tous ce qu’il y a de clair de ce point de vue là, c’est que tous les individus qui éprouvent de l’amour pour les personnes de même sexe (sans être en mesure d’éprouver de l’amour pour une personne du sexe opposé, comme le semble le dire Abu Huraira au prophète ), ne sont pas tous des criminels, des pervers, des violeurs, des agresseurs. Il est par conséquent tout à fait plausible de penser que d’avoir été crée homosexuel(le)s n’a jamais été considéré comme un crime selon l'islam (même si les connaissances du 7ème siècle n'ont pas donné l’occasion au prophète de l’islam de donner une explication précise à cette forme là de sexualité: rappelons-nous de son silence prolongé ). Il est tout à fait plausible de penser que tous les hadiths ou les versets en rapport avec ce sujet précis du rapport sexuel (sans amour, avec violence) entre personnes de même sexe, condamne en vérité le viol homosexuel, voir une certaine forme de prostitution masculine (au même titre que la peine de mort été appliquée d’ailleurs pour tous rapports sexuels hors mariage, toujours selon cet représentation qu’ils avaient de ce que devait être l’islam au 7ème siècle). 

 

                Par ailleurs, ces passages du Coran jamais ne parle de la sexualité des femmes sodomites, comme de la femme de Loth par exemple qui fut condamnée à mourir comme les autres sodomites (habitants de Sodome et Gomor), sans pour autant qu’elle soit homosexuelle ! Et pourtant les musulmans radicaux se bornent à ne retenir qu’une interprétation de ces versets, celle qui condamnerait l’homosexualité masculine. Alors qu’on le voit bien, tout tend à montrer que l’homosexualité était connue des arabes du siècle du prophète  : comment pourrait-il en être autrement !? Une homosexualité dont au moins l’un des compagnons les plus proches du prophète lui aurait fait part.

                Et quand bien même l’homosexualité dans son ensemble aurait été clairement condamnée, noire sur blanc, eh bien il eu fallu faire évoluer, réformer la loi islamique, faire avancer notre conception de la spiritualité humaine, en fonction des récentes études en psychologie notamment, qui tendent à montrer de plus en plus précisément et ce depuis plusieurs décennies, que l’homosexualité n’est pas une perversion, contrairement à ce que l’on a longtemps affirmé (sans réellement y réfléchir de manière scientifique, impartiale) ; faire évoluer la représentation que l’on a de l’Islam en atière de sexualité (d’homosexualité particulièrement) c’est aussi cela le grand défi que doivent relever les penseurs et les citoyens français de confession musulmane, sans en référer à des prédicateurs ou politiciens venus d’ailleurs, et afin d’accorder la représentation que l’on a de notre foi au droit national et supranational européen, comme nous et nos partenaires le faisons en ce moment même au niveau du conseil de l’Europe qui devra bientôt voter en faveur de l’égalité des droits pour les minorités sexuelles, du moins nous l’espérons ; un droit européen qui encore une fois rappelons-le, interdit toute forme de discrimination, de stigmatisation ou de violence directe ou indirecte faite à un individu en raison de son genre ou de sa sexualité. [88]

                Reprenons l’exemple du statu des femmes, il est dit noir sur blanc dans le Coran au sujet des rapports entre les maris et leurs épouses [89] : « Les femmes vertueuses sont soumises, obéissantes, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, admonestez-les, reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. » Voilà un exemple flagrant de versets sorti de son contexte social ET historique. Il faut vivre avec son temps, faire évoluer nos mœurs pour plus d’égalité, et changer notre conception des rapports interindividuels, quand bien même cela serait en contradiction directe avec la tradition et la mentalité ou les superstitions de ces arabes dont l’islam leur a été confié, justement pour les faire évoluer (les versets qualifiant les premiers « arabes » de mécréants et d’hypocrites, sont légions dans le Coran… bizarrement on cite rarement ces versets là).

                Par conséquent, en ce qui concerne la défense des droits des minorités sexuelles (car c’est bien de cela dont il s’agit), de nous faire croire qu’il faut choisir entre spiritualité et sexualité, de cela nous n’avons nul besoin. Il apparait de plus en plus clairement, avec les voix de plus en plus nombreuses qui dans le monde s’inscrivent comme nous en faux contre ces préjugés, qu’il nous suffit en réalité de revenir aux sources véritables et aux fondements de l’islam, comme Faris Malik ou l’imam Hendricks veulent le faire désormais. Car déjà le prophète , un homme sage dont certains pensent qu’il a été l’homme qui a le plus marqué l’histoire de notre Humanité [94] ; cet homme qui a su faire sortir une civilisation des sables du désert, n’a pas réagi violemment, contrairement à certains prédicateurs aujourd’hui dans le monde arabe, qui aiment à déchainer les foules contre ces nouveaux « bouc émissaire » que sont devenus les homosexuels [95]. Le prophète  après mûre réflexion s’en est remis à la volonté de notre Créateur Omnipotent : « la plume est sèche en ce qui concerne ce qui peut être convenable pour ceux d’entre vous. » Il nous faut donc accepter, être en paix (muslim) avec notre différence, avant d’imaginer la faire accepter aux autres. Et je sais combien cette phrase « parlera » à certains de nos frères et nos sœurs homosexuel(le)s dans le tourment.

 

                Pour nous il apparait désormais clairement sans aucun doute possible de ce point de vue là du moins, que l’Oméga vers lequel il faut tendre tous ensemble, c'est bien celui de la dignité humaine, qui passe aussi pour chacun d’entre nous, par l'égalité entre tous. Prenons en cela l’exemple exemple de la Femme et de sa condition au sein de l'islam. Plus personne ou presque (les musulmans radicaux sont toujours mal à l’aise avec ces questions de lapidation, de voile intégral, de l’autorité masculine qui prévaudrait sur celle des femmes, etc.) ne conteste aujourd’hui en occident la nécessité de réformer, d’actualiser la représentation que les musulmans se font de la femme.

                Il y à là pourtant des versets du Coran tout ce qu’il y a de plus explicites, qui autorisent les hommes à battre les femmes adultères, à les enfermer jusqu’à ce qu’elles entendent raison ou qu’elles meurent, des versets qui autorisent (ou du moins ne condamnent pas définitivement l’esclavage, etc.). La question est donc de savoir si oui ou non, tous les musulmans veulent de bonne foi actualiser leur représentation du monde en fonction de l’évolution de nos connaissances humaines (en matière de psychologie, de génétique, de sociologie, de médecine, d’astronomie, etc.). Et pour cela il est faux, totalement faux, de faire croire qu’il faudrait rejeter le Coran ou critiquer la Sunna de notre bien aimé prophète . Il s’agit tout simplement là au contraire de procéder à une « réforme » (tajdid), comme le prophète de l’islam  lui-même l’a fait de son temps ; comme toutes les croyances ou les philosophies doivent le faire : c’est un processus naturel. Et d’ailleurs certains radicaux le proposent eux-mêmes ! Seulement la « réforme radicale » qu’ils nous proposent, ne semblent tout simplement pas aller dans le sens de l’acceptation des différences et des libertés de chacun, bien au contraire.

                La radicalisation de l’islam conduira inéluctablement (c’est déjà le cas dans le monde arabo-musulman, il suffit d’ouvrir les yeux) à l’exclusion et la stigmatisation de ces plus faibles (notamment ceux appartenant de fait à une minorité sexuelle), que l’on va décrire comme « pervers » ou « déséquilibrés », avant de les exécuter sommairement (comme en Iran ou ailleurs). Et c’est là pour nous, à n’en pas douter une seule seconde, une position axiologique qui n’est pas à la hauteur des espérances que l’on peut avoir en tant que musulman, eu égard à cette grande « voie » (sharia’) vers l’Omniscient que se propose d’être l’islam.

                La seule voie, la seule et unique voie pour sortir du haut de la décadence (dont nous subissons ici les conséquences en tant que musulmans de France, dans nos familles et nos quartiers), n'est-ce pas de profiter de ce principe de laïcité et de l’apaisement qu’il peut offrir ? La "loi islamique" était en réalité sans cesse reformée au quotidien, aux premiers temps de l'Islam ; les versets du Coran eux-mêmes étant révélés toujours en fonction du contexte vécu par les musulmans (ceux de la Mecque, puis a Médine rappelons le aussi et « seulement » durant 23 ans : [90]). Le prophète des musulmans lui-même  nous l'a dit : « dieu enverra tout les cents ans a cette communauté ceux qui (ou celui qui) renouvellera cette religion ».

 

                Les musulmans (dont nous sommes) doivent cesser de stigmatiser les minorités sexuelles qui aujourd’hui font parti intégrante, chaque jour un plus, d'un ordre social et de rapports sociaux (mua’malat), qui encore une foi n'ont rien à voir avec le fait d'être un bon musulman, puisque cela ne relève ni du credo ('aqida), ni du domaine des adorations (ibadat) ; cela relève donc du domaine du changement perpétuel et de l’évolution naturelle des choses de la vie (mutaghayyir),  en fonction de l'espace et du temps considéré. Un orde social qui en occident n'a pas attendu pour être amélioré et évoluer vers une égalité et une fraternité citoyenne qui quoiqu’on en dise, même si c'est plus dur, plus long, fait de nous en France le seul pays au monde à faire ce rêve là d'égalité !

                    Lorsque certains réformateurs (notamment Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux) nous disent que l'islam de France justement grâce au paradigme établi par la laïcité, pourrait donner à terme aux musulmans de France la possibilité de concilier ce qui paraît inconciliable a priori (à savoir liberté individuelle et épanouissement spirituel, émotionnel, cognitif) : de ce point de vue là, nous sommes tout a fait d'accord avec eux. Car la citoyenneté française est une chance. Et nous sommes les seuls au monde à faire ce rêve là d’Humanité ! 

 

 

                    

Enfin, nous citerons les paroles du suivant – après la mort du prophète Mahomet - et collecteur de hadith Al-Nawawi qui a écrit ceci : «Le mukhannath est celui – mâle - qui porte dans ses mouvements, dans son aspect générale et sa façon de s’exprimer, les caractéristiques d'une Femme. Il y a deux types de mukhannath : le premier est celui dans lequel ces caractéristiques sont innée, il n'a pas choisi d’être ainsi et il n’y à là ni culpabilité, ni blâme et ni honte, du moment qu’il n’accompli aucun acte illégale (crimes) ou qu’il n’exploite pas cela pour de l’argent (prostitution). Le deuxième type de mukhannath, agit comme une femme à des fins immorales et il est coupable et condamnable. »

 

Selon Al-Nawawi, c’est donc le fait de tromper les gens en agissant comme une femme ou de vendre son corps qui est contre nature ; ce n’est absolument pas le fait d’être né homosexuels ou transidentitaire! Bien que les plus extrémistes des rigoristes et certains radicaux musulmans appellent aujourd’hui encore au meurtre des homosexuels et des transidentitaires, il apparait clairement que le prophète, selon le dire des khalifs eux-mêmes (comme le rappel le professeur Siraj Al-Haqq Kugle dans son livre « homosexuality in Islam » [91]), n’avait jamais eut à exécuter un mukhannath pour prostitution.

Plus encore, il a interdit qu’on s’en prenne à eux ; selon Abu Dawud - livre 41, numéro 4910 – Abu Hurayrah a signalé un mukhannath qui avait teint ses mains et ses pieds avec du henné, il fut apporté devant le prophète qui a demandé : « Quel est le problème avec cet homme ? » Il a été dit : « Apôtre d'Allah ! Il affecte l'Assemblée des femmes ! » Alors il ordonna à son égard qu’il soit banni à un Naqi’ (une ville près de Médine). Les gens dirent : « Apôtre d'Allah ! Pourquoi ne pas le tuer ? » A quoi il répondit : « J'ai interdit que l’on tue les gens qui prient. »

 

D’une part, la raison du bannissement de ce mukhannath est bien son attitude qui trouble l’ordre publique, pas sa nature profonde de mukhannath (aujourd’hui on dirait un « gay » ou un « transgenre »). De plus, le prophète a utilisé le symbole de la prière pour défendre ce mulhannath ; la prière étant le symbole très fort en Islam de l’égalité entre tous les musulman-e-s !

Enfin, comme le rappelions plus haut, le prophète a accordé aux mukhannaths qui ne troublaient pas l’ordre publique la meilleure des places possible en fonction des contingences socio-temporelles et des préjugés homophobes des gens de son époque : il accorda aux mukhannaths de servir ses femmes et ses enfants dans son intimité. Il ne les considérait pas comme des « pervers » ou des « déséquilibrés » qui auraient pu nuire à sa famille honorée et bénie. En utilisant un vocabulaire plus moderne, on pourrait dire que le prophète de l’Islam, Mahomet dans sa grande sagesse a défendu le droit des minorités sexuelles, leur a accordé une place bénie à ses cotés, et a interdit qu’on les violente.

صدق رسلول الله

(La vérité sort de la bouche du

prophète de Dieu)

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L'ensemble des propos de Faris Malik son disponibles sur son site (en anglais).
F. Malik est également onfdateur de "Queer Jihad"





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Références bibliographiques

[63]          Coran: 7.81; 26.165-166; 27.55; 29.28-29
[64]
          http://www.well.com/user/aquarius/bio.htm
[65]          Coran: 7:81
[66]          Coran: 26.165-166
[67]          Coran: 27.55
[68]          Coran: 29.28-29
[69]          Coran: 29.28-30
[70]          Coran: 24.31
[71]          Boukhari, livre de mariage, chapitre 114-162.
[72]          Muslim, recueil de traditions authentiques, Livre des salutations, chapitre 912.
[73]          Boukhari, LXXII 61.773 et 62.774.
[74]          Coran : 61.773
[75]          Coran : 62.774
[76]          Coran : 42.49-50
[77]          Par exemple, Coran: 3.195 ; 4.12 ; 4.124 ; 6.143-144 ; 16.97 ; 40.40 ; 42.50 ; 49.13 ; 53.21 ; 53.45 ; 75.39 ; 92.3
[78]          Coran: 24.60
[79]          Coran : 3.36
[80]          Esaï : 7.14
[81]          Proverbes : 30.18-19
[82]          Coran: 12.20
[83]          Bukhari, LXII 6:9
[84]          Bukhari, LXII 8:13
[85]          Citation reprise par Ayalon, selon Abu Mansur al-Tha'alibi, Al-Latâ'if wal-Zarâ'if, Le Caire : 1324/1906-7, p. 79, lignes 1-7 ;    
                et la même citation est faite pat Tha'alibi dans son Tamthîl Wal-Mouhâdara, Le Caire 1381/1961, p. 224.

[86]          Bukhari, LXII 8
[87]          Bukhari LXII 2 et 3
[88]          Rapport A.Gross : 
http://www.amnesty.org/fr/library/asset/IOR61/001/2010/fr/627d9eb8-0a9a-4374-b2b0-2e0872392df9/ior610012010fra.html
[89]          Coran: 4.34
[90]          I. Ibn-Kathir (2007). « As-Sira : la biographie du prophète Mohammed, les débuts de l’islam »,           
                traduction de Messaoud Boudjenoun.
Editions Universel, Paris.

[90]          Kugle, S., Al-H. (2010). "Homosexuality in Islam : Critical reflection on G    ay, Lesbian, and Transgender Muslims". Oneworld, Oxford.






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COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF, 

& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.

Porte-parole, L.Zahed

Au plaisir de bientôt vous comptez parmi nous.
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HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
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membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
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