charte  déontologique  -  hm2f




«Chacun agit à sa manière, mais votre Seigneur connaît parfaitement celui qui suit le meilleur chemin. Ils t'interrogent sur l'âme. Dis-leur : «L'âme relève de l'ordre exclusif de mon Seigneur et, en fait de science, vous n'avez reçu que bien peu de chose.»

(Coran : 17.84-85)

                Dieu seul sait comment et pourquoi l’être humain dispose d’une intelligence incarnée. Notre corps, nos amours et nos sexualités humaines sont un don de Dieu célébré par notre tradition religieuse, qui sanctifie l’échange et le respect de la diversité humaine, pour la dignité de tous. Nous pensons qu’il est injuste et contraire à notre héritage culturel et cultuel de nous exclure ou de nous discriminer en raison de notre préférence affective, ou de notre orientation sexuelle.

Ainsi, HM2F se veut être un outil de libération des individus musulman, ou originaire d’une culture musulmane, et appartenant de fait à une minorité LGBT *. Les membres de notre association s’engagent par conséquent à faire fi de leur ego, leurs peurs, leur haine, leur rejet de l’Autre ou leur éventuelle désir de provocation, afin de créer une dynamique d’échange, de respect, de réflexion et d’action, propice à l’épanouissement de nos frères et sœurs.

 

                En cela, HM2F se doit d’être un espace citoyen permettant à chacun/chacune d’enrichir sa réflexion personnelle au contact des autres, afin à terme de construire une représentation apaisée, conciliante de sa spiritualité et de sa corporalité. HM2F s’inscrit donc en faux contre toutes formes de discriminations ou d’exclusions à l’encontre des musulmans de France ou d’ailleurs, appartenant de fait à une minorité LGBT, qui doivent être considérés désormais par les musulmans de France comme des citoyens à part entière et comme leurs égaux.

HM2F se veut également être une force de proposition et d’action au sein d’un tissu interassociatif français et international, toujours dans un dialogue avec nos représentants religieux et nos autorités politiques, afin de permettre à terme une meilleure visibilité et une reconnaissance sociale des musulmans appartenant de fait à une minorité LGBT. En cela, HM2F est une association confessionnelle laïque, apolitique, ouverte à tous.

Enfin, conformément aux valeurs éthiques du mouvement LGBTQIA islamiques, dont le collectif citoyen HM2F est l’un des principaux acteurs, lors de nos réunions la consommation de boissons alcoolisées ainsi que la promotion directe ou indirecte des relations sexuelles accomplies dans la promiscuité, ne sont pas acceptées.

*Lesbiennes, gays, bisexuel-l-es, transidentitaires (transsexuel-le-s et transgenres)



En savoir plus ? Consultez notre F.A.Q. : merci de cliquer ici








 

MANIFESTE  des  HM2F     Les homosexuel-les musulman-es de France

 

« Islam », cela veut dire être en Paix…

 

Aujourd’hui en France, l’Islam a une place importante et singulière. Tout d’abord du fait des anciennes colonies du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou d’ailleurs, et des immigrés qui en sont originaires. Egalement à travers les débats publics que cette religion a suscités ces dernières années au sujet de ses coutumes et traditions qu’il faut adapter à notre espace citoyen, démocratique et républicain de France.

La position particulière de l’Islam a été exacerbée à l’international, par des guerres et des actes particulièrement violents, qui sont survenus au sein ou ont été issus de pays musulmans. Ces différents événements ont mis en exergue une infime partie extrémiste de musulmans qui refusent de s’ouvrir au dialogue et prêchent au nom de l’Islam, sans aucune légitimité et en total contradiction avec le respect d’une diversité humaine pourtant sanctifiée par le Coran, des valeurs éthiques basées sur la violence, l’oppression des plus faibles et l’intolérance, à propos de sujets tels que l’accès à la culture et à la connaissance scientifique, les rapports et l’égalité entre homme et femme, la liberté d’expression et de penser mais aussi le droit des minorités sexuelles, et des homosexuel-le-s en particulier, à être acceptée telle que Dieu a voulu les créer, comme des individus à part entière, libre et digne de notre humanité.

Là encore, de notre point de vue, cette violence et cette intolérance sont en totale contradiction avec notre héritage culturel et cultuel d’ouverture et d’acceptation inconditionnelle de l’Autre, au sein d’un Islam porteur avant tout d’un message de Paix !

 

C’est dans ce contexte qu’il est apparu nécessaire pour les Homosexuel-le-s Musulman-e-s de France de s’associer à la création d’un collectif citoyen : HM2F. Cette association est ouverte à tous, en particulier aux individus de confession ou d’origine musulmane appartenant de fait à une minorité LGBT (lesbienne, gay, bisexuel-le-s, transidentitaires).

Enfin, notre association est également destinée à l’accueil, au conseil et au soutien des individus de confession musulmane qui ont des rapports sexuels avec des individus de même sexe, sans se définir en tant qu’individus appartenant à une minorité LGBT ; intériorisant bien souvent en cela le discours qu’on les a conditionnés à penser et selon lequel les minorités LGBT sont l’expression, non pas d’une diversité humaine sanctifiée par le Coran et respectée à l’époque du prophète des musulmans, mais bien le symptôme d’un soi disant « déséquilibre émotionnel », d’un sorte « d’inversion » voir « d’abomination inhumaine », contraire à la Nature.

En cela HM2F s’inscrit publiquement en faux contre cette intériorisation des normes d’infrahumanisations [1]-[2], apposées jusque « récemment » ici en France par la majorité à la minorité homosexuelle dans son ensemble, perçue comme différente, aliénée (1981, dépénalisation de l’homosexualité en France ; une pénalisation imposée par les nazis qui déportèrent dans les camps les individus appartenant à une minorité LGBT) [3].

 

En conséquence de quoi, les objectifs de notre démarche sont multiples. D’une part, créer un espace d’expression, d’écoute, de partage et parfois de refuge aux homosexuels musulmans de France. D’autre part, amorcer un débat et faire progresser les mentalités au sein de la communauté musulmane de France, en nous positionnant comme un acteur principale de ces échanges démocratiques et apaisés, avec nos autorités politiques, les différents représentants du culte musulman, les associations, les individus qui composent aujourd’hui cet Islam de France, mais aussi en collaboration fraternelle avec les représentants des autres confessions.

En cela, l’objectif ultime de notre démarche est de participer à la déconstruction de cette représentation homogénéisante  qu’un certain groupe de musulmans radicalisés et extrémistes, véhiculent encore aujourd’hui ici en Europe. Nous voulons mettre en exergue le fait que la problématique du rejet de l’homosexualité est en réalité partie intégrante d’un débat bien plus large, à propos de la réforme de la représentation que chaque citoyen français de confession musulmane peut avoir de la sexualité, du genre, de l’identité individuelle et inéluctablement, dans une certaine mesure, de la citoyenneté.

                En effet, aujourd’hui à l’aube du troisième millénaire en France et en Europe, qui peut encore se permettre de discriminer ou de stigmatiser un individu en raison de sa sexualité ? Qui pourrait priver un individu, et ce en raison de son orientation sexuelle, d’exprimer et de vivre sa spiritualité ? D’autant plus  qu’aujourd’hui en Europe, nombreux sont ceux qui tentent de concilier traditions, foi religieuse,  spiritualité humaine, avec leur préférence affective et sexuelle.

 

                Nous sommes en cela de plus en plus nombreux à trouver cette violence et cette intolérance inacceptable, d’autant plus que c’est un fait scientifique robuste : selon les nombreuses études statistiques en la matière réalisées depuis plusieurs décennies, tout porterait à croire que nous serions plus de 100 millions de musulmans à être homosexuels, et bien plus appartenant de fait à une minorité sexuelle, sans pour autant l’avoir choisi [4]. Or, aujourd’hui encore l'acceptation d'une telle réalité pose vraisemblablement un réel problème à certains musulmans. En France lorsque l’on est homosexuel et musulman, on peut certes s'appuyer sur l'arsenal légal de lutte contre les discriminations en vigueur dans notre pays, notamment grâce à la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (la HALDE). C’est pourtant loin d’être suffisant, puisque la plupart de ces discriminations, de ces violences qui nous sont affligées, le sont dans l’espace privé par nos proches, nos coreligionnaires, parfois par les membres de nos familles eux-mêmes !

Cette intolérance, cette violence sont inacceptables, d’autant plus que nous vivons à une époque où certains musulmans radicaux refusent clairement l’idée de vivre au sein d’une communauté républicaine, démocratique et laïque, qui accorde le droit et la liberté inaliénable d’avoir des convictions religieuses, tout en appartenant de fait à une minorité LGBT, sans pour autant avoir choisi sa préférence affective ou son orientation sexuelle, mais en choisissant clairement d’assumer son identité individuelle, dans toute sa complexité, au sein d’un espace laïc, régit par un droit sécularisé et respectueux des différences et de la liberté de tous et des croyances de chacun [5] !

Cette intolérance, cette violence extrêmement radicale est exprimée de manière directe (physiquement) ou indirectement (verbalement) ; elle n’est pas compatible avec un droit républicain français et une législation supranationale européenne qui interdit que l’on discrimina de quelque façon que cela soit, un individus en raison de sa spiritualité ou de sa préférence psychoaffective et sexuelle. D’autant plus que cette violence radicale ici en Europe, s’inspire de la condition des homosexuels au sein du monde arabo-musulman, dont sont originaires la grande majorité des musulmans occidentaux ; un héritage culturel, une représentation de l’homosexualité émanant de pays arabo-musulmans où aujourd’hui encore, les individus appartenant à une minorité sexuelle sont discriminés indirectement, pour diverses raisons invoquées (protection de l’enfance ou autre) ; ou directement : emprisonnement (comme en Egypte par exemple) et même peine capitale dans sept autres pays musulmans (notamment en Arabie Saoudite, en Iran). Cela bien entendu en violation directe de la convention internationale des droits civils et politiques de tout individu. [6].

 

Pourtant, on sait aujourd’hui que l’homosexualité (la sexualité de manière générale) fait partie des composantes naturelles de la Vie (qu’elle qu’en soit les variables déterminantes prises en considérations : génétique, hormonal au stade embryonnaire, socioculturelles, psychoaffectives, etc.). Des milliers de religieux ont signée la déclaration stipulant que la sexualité est un don de Dieu, que les individus appartenant à une minorité LGBT doivent être accueilli-e-s comme des égaux, dans le respect de la dignité humaine qu’ils incarnent au même titre que tout un chacun [7]. Encore une fois, les récentes recherches en psychologie et en neurosciences cognitives tendent à prouver que l'homosexualité (la sexualité en général) n’est pas un choix conscient, mais bien une réalité que l'on apprend à découvrir dès l'adolescence [8] avec parfois des conséquences désastreuses sur l'équilibre de l'individu si elle/il se sent rejeté en raison de son orientation affective et sexuelle : selon l’institut de veille sanitaire et SOS homophobie, il y aurait treize fois plus de suicide chez les adolescents qui se découvrent homosexuel-le-s, et toute l’intolérance, tous les préjugés culturel ne changeront rien à de tels faits ! Oui, il faudrait être fou (et rappelons que le droit islamique ne prévoit aucune sanction pour les fous, irresponsables)  pour choisir d’être homosexuel-le-, dans une culture où l’on sait que les individus appartenant à une minorité sexuelle se font rejeter par leur famille, leurs amis, stigmatiser à leur travail ou dans leur entourage en raison de leur préférence affective et sexuelle (éventuellement aussi en raison de leur origine culturelle) ! Et tous les préjugés culturels, toute l’homophobie du monde ne changeront rien à ces faits, à cette violence, à cette intolérance !

Une chose est sûr, comme le formule très bien Mohammed Mezziane, « Il est troublant de rapprocher l’offensive juridique actuelle de plusieurs pays arabes et musulmans contre l’homosexualité avec – concomitante – la dépénalisation et l’acquisition d’un statut juridique pour les homosexuels dans de nombreux pays occidentaux (offensive d’ailleurs en contradiction avec l’idée communément répandue de la tolérance des sociétés musulmanes à l’égard de ces pratiques sexuelles). » [7] [8]. Force est de constater que les musulmans extrêmement radicaux, à l’instar de toute forme de totalitarisme, sont à la recherche de boucs émissaires ! Ils scrutent la société à la recherche de ce qu’ils considèrent comme la moindre aliénation saillante, visibles dans l’espace publique : les minorités sexuelles semblent répondre en cela à tous les critères de l’infrahumanization inconsciente et aveugle que ces radicaux extrémistes veulent nous appliquer. L’Islam étant ainsi présenté comme une religion qui serait intrinsèquement homophobe. Pourtant il semblerait que ce soit l’interprétation que font certains musulmans des textes qui est inéluctablement homophobe. C’est une interprétation toujours à l’avantage du groupe social dont ils sont issus ; une interprétation qu’ils sacralisent en nous interdisant formellement de nous réapproprier nos Textes. De nombreuses autorités islamiques affirment en cela que l'homosexualité est formellement interdite, mais la réalité est beaucoup moins claire. Il n'ya pas de versets du Coran qui condamnent sans ambiguïté les homosexuels [11], et il y en a certains qui donnent à penser qu'ils étaient tolérés dans les communautés musulmanes. En outre, les Hadiths qui condamnent les personnes transgenres ou homosexuels sont d'une authenticité douteuse, voir clairement apocryphes.

En réalité, le prophète a explicitement interdit que l’on s’en prenne à ceux que l’on décrivait à l’époque comme des « hommes n’ayant pas les attributs de la masculinité » (et qui servaient les femmes du prophète lui-même, dans leur intimité) ; le prophète a eut ses paroles pleine de sagesse et d’amour de son prochain : « j’interdis que l’on tue celui qui prie » - la prière pour la musulmans étant le symbole très fort de l’égalité entre tous [9] ! Et selon des sources historiques attestées, l’on sait aujourd’hui que le « crime du peuple de Loth » (pour lequel le prophète de l’islam n’avait jamais condamné personne de son vivant, alors que des homosexuelles vivaient parmi eux et servaient les propres femmes du prophète), était considéré par les Khalifes comme le crime de piraterie et de viol (envers les femmes, envers les hommes également) [9]. Selon toute vraisemblance, les khalifes ne considéraient pas le crime « sodomite »  comme étant celui de l’homosexualité en tant que telle ; c’est la violence des mœurs de ce peuple qui sont décrites maintes fois dans le Coran, condamnant ce peuple à la mort, sans jamais faire référence à l’homosexualité en tant que telle, puisque comme le disait l’imam Tarek Oubrou à l’assemblée nationale française le 17 mai 2010 : « nulle part ni dans le Coran ni dans la Sunna les homosexuel-le-s ne sont condamné-e-s »  [10]. Alors n’est-ce pas cette même violence, comparable à celle des « sodomites » et en totale contradiction avec les valeurs de tolérance et d’égalité prônaient par le Coran, que certains musulmans radicaux extrémistes veulent nous appliquer directement ou indirectement ? Le prophète des musulmans dans sa grande sagesse, a interdit que l’on violente ceux que l’on décrit aujourd’hui comme des individus appartenant à une minorité sexuelle ! Le prophète de l’Islam n’était pas homophobe, il nous a accordé la meilleur des places possibles aux vue des contingences historiques et sociétales de son époque ; il nous a accordé une place à ses cotés, dans son intimité familial, servant les mères des croyants de toute la Ouma. Aujourd’hui il est de notre responsabilité, en tant que musulmans et en tant qu’homosexuel-le-s, de réformer la représentation identitaire que les musulman-e-s de France peuvent avoir d’eux-mêmes et de leurs frères et sœurs appartenant de fait à une minorité sexuelle. Il est de notre responsabilité que de faire évoluer le droit des minorités sexuelles en nous éduquant nous-mêmes, notamment en assumant ce que Dieu à fait de nous ; également, en éduquant nos sœurs et nos frères extrémistes à plus de tolérance et de raison. N’est-ce pas là le propre même des valeurs de cet Islam qui veut dire Paix  !?

                C’est ainsi qu’aujourd’hui nous sommes de nombreux homosexuel-le-s de France, d’origine ou de confession musulmane, à nous être regroupés au sein d’un collectif citoyen LGBT, afin tout d’abord de nous inscrire en faux contre la stigmatisation et la discrimination d’où qu’elle vienne, des homosexuel-le-s musulman-e-s de France. Mais aussi afin d’explorer les différentes voies possibles qui s’offrent à nous, afin de concilier notre foi et notre sexualité. Egalement, dans la perspective d’échanger nos points de vue sur de nombreux sujets, comme celui de savoir comment on vit sa sexualité et son identité multiple, sa culture, ses traditions diverses, son islam éventuellement, ici chez nous en Occident (en France, au Royaume-Uni ou ailleurs en Europe). Mais aussi simplement pour nous rencontrer, nous soutenir mutuellement et apprendre à connaitre cet Autre... qui est un peu une part de nous-mêmes.

                Par ailleurs, on nous questionne souvent sur la raison d’une telle dénomination de notre association : est-ce une provocation que d’avoir choisi d’accoler l’Islam que nous respectons et nous aimons, à une homosexualité que nous n’avons pas choisie mais que pourtant nous assumons totalement ? A notre tour nous aimerions poser la question suivante : est-ce une provocation que de simplement dire la vérité, que nous sommes homosexuel-le-s de fait et musulman-e-s par conviction ?  Pourquoi cela est-il perçu comme une provocation que de dire cette vérité là ? Est-ce une provocation que de simplement chercher à comprendre qui sommes-nous et comment Dieu est-ce possible que nous existions !? Pourquoi une petite minorité de musulmans radicaux s’en prend aux homosexuels afin de les rabaisser, de les insulter, de les violenter, de les tuer !? Que se cache-t-il derrière ce durcissement des positions de nombreux pays musulmans au sujet des mœurs en général, et en particulier d’une homosexualité qui pourtant a toujours existée et été tolérée au sein du monde arabo-musulman ? [11] Comment nous, homosexuel-le-s musulman-e-s de France, allons-nous pouvoir désormais réfléchir ensemble, et agir de la façon la meilleure, afin de nous inscrire publiquement en faux, toujours dans un dialogue apaisé avec nos représentants religieux, avec nos autorités politiques et en collaboration avec nos associations sœurs, contre les discriminations et l’exclusion en France ou ailleurs des musulmans appartenant de fait, sans l’avoir choisi mais en choisissant de l’assumer, à une minorité LGBT ?

Comme le décrivait avec maestro Michel Foucault, professeur au collège de France, l'occident s’est extirpé de cette obsession de la traque de ceux que l’on a longtemps considérés à tort comme des « anormaux » [12]. C'est aujourd'hui au tour de la civilisation arabo-islamique, et de l'Islam de France et d'ailleurs, de construire une représentation apaisée de notre humanité, en dépit de la richesse de notre diversité et de l'ensemble de nos différences, y compris sexuelles. De penser que l'Islam n'y parviendra pas serait une forme insidieuse de préjugé ; les musulmans eux mêmes pouvant préjuger à tort des ressources dynamiques de leur propre foi ! En cela nous, musulmans appartenant de fait à une minorité sexuelle, avons un rôle historique à jouer au sein de nos sociétés modernes, où désormais la « politique sexuelle » est vraisemblablement devenue le champ de bataille politique par excellence [13].

 

                Oui, en cela nous ne sommes pas motivé-e-s par la haine, ni la peur, ni le besoin du rejet ou le désir d’une quelconque provocation ; notre démarche est apaisée, elle est basée sur l’amour de notre prochain et le respect de notre héritage culturel et cultuel, que nous vivons en accord avec notre héritage français et républicain.

                Aujourd’hui nous sommes réuni-e-s au sein de ce collectif citoyen afin de nous intéresser à ces questions, et à bien d’autres encore, qui nous concernent directement et que nous avons le droit d’aborder publiquement, de manière respectueuse, apaisée. Car nous, nous ne voulons pas oublier qu’Islam  veut dire Paix  !

Les membres fondateurs de HM2F.

 

 

Bibliographie

 

[1]            Leyens & al. (2009). “From infra-humanization to discrimination: The mediation of symbolic threat needs egalitarian norms”.                

                Journal of experimental social psychology; 45-2, p.336-344.

[2]            http://www.homosexuels-musulmans.org/infrahumanisation_deshumanisation_violente_et_justice_de_la_reforme_de_l-islam_de_france.html

[3]            Les oubliés de la mémoire, les homosexuel-le-s déportés par les nazis en raison de leur « anormalité » : http://www.devoiretmemoire.org/

[4]            Etude de la sexualité humaine depuis le siècle dernier par The Kinsey Institute : http://www.kinseyinstitute.org/

[5]            Article 1er de la constitution Française selon lequel : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les                            citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances "

[6]            Amnesty internationale : http://www.amnesty.org/en/library/asset/POL30/003/2008/en/d77ce647-4cd3-11dd-bca2-bb9d43f3e059/pol300032008eng.pdf

[7]            Plus de 3300 religieux signent la déclaration sur la moralité sexuelle, la justice et le bien-être : http://www.religiousinstitute.org/node/293

[8]                  Le magazine Sciences Humaines : http://www.scienceshumaines.com/-0ales-causes-de-suicide-chez-les-homosexuels_fr_3311.html

[9]            S. Sal-H. Kugle (2010). « Homosexuality in Islam : critical reflection on Gay, Lesbian, and Transgender Muslims ». OneWorld, Oxford.

[10]          Le recteur de la mosquée de Bordeaux, l’imam Tarek Oubrou, à l’assemblée nationale française, le 17 mai 2010 – colloque IDAHO - pour la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie :   http://www.homosexuels-musulmans.org/COMMUNIQUE_colloque-assemblee-nationale_contre_homophobie_transphobie_IDAHO-2010.html

[11]          LIVRE  VERT  des HM2F présenté à l’assemblée nationale française, le 17 mai 2010 – colloque IDAHO - pour la journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie :  http://www.homosexuels-musulmans.org/Livre-vert_2010.pdf

[12]          M. Foucault (1999). « Les anormaux : Cours au collège de France, 1974-1975 ». Gallimard-Seuil, Paris

[13]          S. Lavignotte (2008). « Au-delà du lesbien et du mâle : La subversion des identités dans la théorie « Queer » d’Elisabeth Stuart ». Van Dieren, Paris.








    

COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF, 

& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.

Porte-parole & fondateur, L.Zahed

Les membres fondateurs de HM2F

Au plaisir de bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com


   

HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix
Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la Fédération LGBT, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et
membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin, que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de bâtir nos projets communs, inch'Allah.