Compte-rendu de AIR 2011
(cliquez ici)



Compte-rendu de la Conférence des femmes musulmanes - IQEW - septembre 2010 (cliquez ici)


COMPTE - RENDU de la
Annual International Retreat
  -  7ème rencontre internationale des homosexuel(le)s musulman(e)s


RÉPONDRE  A  L’EXTRÉMISME    |   A.I.R.
8 au 12 avril 2010  -  Le Cap


            

                TIC a pour objectif principal de soutenir les membres de la communauté musulmane de Cape Town qui de fait également partie d’une minorité sexuelle (LGBTQI). TIC – international  est également aujourd’hui à la tête d’un réseau interassociatif d’entraide, de réflexion et de lutte contre l’extrémisme et l’homophobie, au niveau national (sud africain) et international (en collaboration depuis une quinzaine d’année avec des association musulmanes LGBTQI aux Etats-Unis, en Grande Bretagne, en Scandinavie, au Moyen-Orient, en Asie du Sud est, en Afrique Subsaharienne et aujourd’hui en France, par le biais de notre collectif citoyen, HM2F). La longévité, l’expérience et les motivations sans faille de TIC – international et de ses fondateurs, sont pour nous un gage de sérieux et de confiance.

                L’imam Hendricks fait part de ses motivations personnelles à créer une telle organisation, notamment dans le très beau film de Parvez Sharma, « Jihad for Love ». L’imam Hendricks explique comment à l’adolescence il était passionné de religion et spiritualité soufi ; tout en étant conscient qu’il avait à mener un combat contre sa nature profonde (homosexuelle), afin de correspondre aux critères moraux de sa communauté. Il se maria, il eut trois enfants. Après trois ans d’études islamiques au Pakistan il revint chez lui au Cap : il décida de révéler à sa femme et à ses trois enfants son homosexualité.

                A l’époque Muhsein Hendricks était imam enseignant au sein de deux madrasas islamiques : il en fut chassé par ses paires. Quinze ans plus tard, ces mêmes confrères qui le chassèrent lui demandent aujourd’hui de les aider à parler de sexualité, dans un des seul pays au monde (l’Afrique du Sud) où la défense des droits des minorités sexuelles est inscrite dans la constitution postapartheid ! Le combat de l’imam Muhsein Hendricks est celui du véritable « Jihad », le seul qui en vaille la peine : une guerre sainte pour l’amour de soi et de tous nos frères et nos sœurs humains, quel qu’en soit le coût.

 

                Dans son combat pour le respect de la dignité humaine des homosexuel(le)s musulman(e)s, l’imam Hendricks a été un exemple pour nombre de nos frères et nos sœurs de HM2F : un représentant de notre collectif citoyen français a été convié à cette 7ème édition de AIR (Annual International Retreat) ; maître de psychologie et diplômé de l’école normale supérieur en sciences cognitives, le fondateur du collectif HM2F a donc fait au nom de tous nos frères et nos sœurs homos. musulmans de France, et afin de lutter contre la violence directe ou indirecte des extrémismes de tous bords, une présentation qui fut saluée par nos confrères présents, à propos de l’infrahumanisation** que pratiquent les extrémistes religieux au nom d’une certaine  représentation qu’ils peuvent avoir d’une dignité humaine, dont certains pensent qu’ils la conçoive de manière radicale, totalitaire, hégémonique.

 

* Le témoignage de l’imam Muhsein Hendricks et de ses trois enfants, sont une part importante de « Jihad for Love », un film de Parvez Sharma. http://www.youtube.com/watch?v=78jUBRio3So

** La présentation PPT de L. Zahed est disponible en ligne: http://www.homosexuels-musulmans.org/publications/infrahumanization_AIR_2010-HM2F_english.ppt

 

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          Par ailleurs, lors de cette AIR – 2010 une quarantaine de participants était présents (certains conférenciers ont procédé à leur présentation par vidéoconférence). De nombreuses nationalités étaient représentées…

                Vous trouverez ci-joint le programme de cet AIR – 2010 :

PROGRAMME  |  AIR  -  2010

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Conférence de l'imam M. Hendricks au sujet de
"Islam and Homosexuality"
(ILGA preconference - 2006, in English)


AIR | 2010 - résumé

De chacun des thèmes abordés lors de ces conférences, L. Zahed nous fait un compte-rendu des informations qui lui paraissent essentielles (ces informations ne reflètent pas ses opinions personnelles, toutefois il est bien entendu que sa perception personnelle des évènements aura influencée la prise de note de ce qui fut un long week-end de conférences, de formations, d’atelier divers). Le compte-rendu de ces conférences est ci-dessous, dans le désordre …

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- L. Zahed  (HM2F - France) -  
«  
L'infrahumanisation  »


    La conférence donné par L. Zahed au nom de HM2F avait pour sujet "Combattre l'extrémisme c'est combattre la violence indirecte de l'infrahumanisation".


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- L’imam Faisal Porter (Imam progressiste du Cap) – 

«  Guérison spirituelle: l'islam et la transcendance des chakras  »

 

    Il a étudié au soudan, merveilleux dit-il !

    Pourtant en revenant malgré la considération pour le "cheikh" qu'on lui accordé ici, il lui manquait la profondeur de la méditation. Il étudia le bouddhisme, l’hindouisme... Mais il lui manquait toujours ce qu'il a fini par trouver dans le soufisme : au lieu de cherchait en dehors de l'islam, il a trouvé sa réponse en revenant "home", au sein même de l'islam !

    La Tariqa tidjaniya décompose la foi en trois composante essentielle et interconnectée : la perception objective, c'est l'islam de la pratique; la perception subjective d’une foi qui n'est pas physique, n’est pas tangible ; enfin la perception cosmique, c'est « l'ihsan » : "pour l'ihsan adorez dieu comme si vous le voyez, car si vous ne le voyez pas lui vous voit" (hadith du prophète de l’islam ASWS).

    Ces trois composantes de la foi marque la différence entre : muslim (musulman) ; mu'min (croyant) ; muhsin (illuminé).

 

    Et ce sont les dogmes, nos superstitions, no peurs... Qui nous empêchent d'évoluer sur la voix dynamique (sharia) qui mène a dieu, selon le coran. "Celui qui connaît al-nafs (l’âme humaine), connais dieu" ! Le véritable voyage est par conséquent le voyage intérieur.

    L’imam Porter nous a également parlé du mysticisme contenu dans les versets du Coran : par exemple « al-Khidr » (cité dans la sourate « la grotte »), océan de spiritualité – Moise, océan de loi ("tu le rencontreras la ou deux océans se rencontrent", dit le Coran) ; La loi d’un point de vue objectif, la sharia est vide sans « haqiqa » (révélation, illumination) ; l'interprétation est subjective, c'est la liberté en dehors de la loi qui est importante – le commentaire du Coran étant le niveau de la « haqiqa », de la spiritualité vraie ; la « ma’rifa » (la connaissance intrinsèque de la lumière divine) disent les soufis, étant le niveau ultime de l'ihsan !

    Le sens caché de ces versets étant que al-Khidr au début dit "je", puis niveau il passe au niveau de l’iman (la foi) et dit "nous" ; enfin l'annihilation de l’ego (fana'a) il dit "allah a construit ... ». Ces versets sont donc la symbolique de la progression métaphysique du croyant sur la sharia : la voie qui mène à l’illumination.

    Tout comme la prière (salat) : on commence debout "l'ego" ; puis on se prosterne (la forme d’un "nous" en arabe) ; puis « ihsan » c’est lorsque l’on a le front au sol (la position du fœtus dans le ventre de sa mère, l’innocence première).

    Enfin le sacrifice de l'enfant symbolise les sacrifices que l'on doit faire dans la vie pour s'élever spirituellement !

 

 

    L’imam Porter a conclue en nous parlant des points de convergence axiologique entre les différentes religions humaines. Par exemple, les sept chakras (points d’énergie décrits par la religion hindouiste et bouddhiste) représentent les sept prophètes majeurs, qui chacun ont libérés l'humanité d'une entrave.

    David, le chakra de la gorge : chanteur alors que Goliath était muet - Jésus libère de la loi d'Hammourabi (du style : « un œil pour un œil », etc.) - Islam est la paix du cœur pour tous ! Car Islam cela veut dire Paix en arabe. Et le coran n'a que des commentaires, pas d'interprétation puisque "personne ne connaît réellement son interprétation" (dit le Coran).

 

 

    Enfin, notre conscience humaine et nos différences ne sont pas juste tolérées, elles sont sacralisées et sont la pierre angulaire et la raison de la création de notre humanité. Les musulmans progressistes LGBT contribuent à cette élévation de la conscience humaine.


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 - Imam Daayiee Abdullah (Qui nous vient des États-Unis) – 

«  La construction de La représentation hégémonique du patriarcat et ses conséquences  »

 

    Une structure sociétale machiste par définition est construite afin de donner le pouvoir aux hommes, en opprimant les femmes ou ceux qui ne répondent pas aux normes sociales de cette masculinité. La masculinité : notion qui correspond aux normes de pouvoir, de contrôle, de résistance aux défis et épreuves. Mais aussi un sens médical : avoir un pénis (pas de vagin, contrairement aux aphrodites).  Ainsi qu'un sens religieux : dieu est la plupart du temps décrit comme étant un homme - "male oriented" ! – c’est une conception de notre spiritualité qui est androcentrique.

    Le patriarcat a remplacé les dieux féminins (les dieux de petites sociétés ou l’on cultivait de petit lopins de terre, où les enfants naissent et grandissent et mourraient en paix, etc.), le jour où les groupes sociaux grandirent et entrèrent en conflits. Le judaïsme symbolise la toute puissance du dieu patriarche ; le christianisme symbolise (de manière schématique bien entendu) le dieu qui est en nous ; l'islam peine à pleinement assumer son héritage où en fait nous sommes des « khalifs » (les héritiers de Dieu sur Terre) : l’Islam ne prône pas le patriarcat comme on le pense souvent ; selon le Coran c'est à nous de décider la forme de société dans laquelle on veut vivre. L'islam est venue pour améliorer, réformer, dépasser le patriarcat des tribus arabes et sémites du 6ème siècle de notre ère, le transcender, certainement pas pour l'imposer a tous par la force et avec violence !

 

    Il ne faut pas oublier que l'islam a commencé à donner des droits aux femmes : ce qui au 7ème siècle était inédit dans l'histoire de l'humanité. Nous citerons l’exemple de hadith disant que le paradis est sous pieds des femmes, que l’époux et sa femme sont également un réconfort l'un pour l'autre, etc..

    Pourtant durant les 30 ans après la mort du prophète de l’islam ASWS, les hommes ont tout fait pour diminuer la position des femmes – réaction typiquement patriarcale - en ne développant pas la philosophie de certains hadiths et surate, mais en appliquant fortement les fatwas les plus sévères envers les femmes ! Les versets qui soit disant parle de frapper les femmes : Les frapper : « daraba » - l’une des significations de ce terme en arabe peut vouloir dire « renvoyer à la maison de ses parents », « séparation » ;  il y a deux pages dans les dictionnaires arabes pour le mot « daraba », pourtant l'interprétation exclusive choisit par les patriarches étant « frappez-la » !?

    Encore une fois, il est question la de contexte spatiotemporel : clairement au vu des standards du 7eme siècle, la sharia est venue d'un peuple très patriarcal, afin de - « desempower » - retirer une part de leur pouvoir aux hommes, d’engager une dynamique qui génération après génération devait aboutir logiquement à une égalité entre Hommes et Femmes. Le problème de l'islam ce n'est pas le patriarcat contre lequel objectivement l'islam des premiers temps s'est opposé (les arabes des tribus riaient du prophète, parfois il le lapidait lorsqu’il disait vouloir donner des droits aux femmes). Le problème de la civilisation arabo-islamique encore une fois, c'est qu'elle a jugé bon trois siècles après la mort du prophète ASWS, de suspendre toute forme de reforme ou d'évolution sociale. Aujourd’hui nous sommes vus comme une minorité, demain nous serons vus comme des musulmans progressistes, humanistes, universellement œcuménique, loin de toutes formes de discriminations sociales, à l’avant-garde de mutations sociétales que le monde islamique ne peut se permettre de repousser plus longtemps !

 

    Nous sommes ici au sein d'un réseau d'associations venues des quatre coins du monde afin de lutter contre toutes formes de stigmatisation et de discrimination dont nous et nos frères et sœurs sommes victimes: pour nous l'infrahumanisation des minorités sexuelles, sous prétexte de leur « différence », cela n’est tout simplement pas acceptable, ni morale, ni éthique. Il n'y a aucune « différence » en matière d'humanité : nous sommes tous égaux malgré les particularités de chacun ; à chacun(e) d'assumer son genre, sa masculinité (qui n'est pas toute puissance), sa féminité (qui n'a rien d'inferieure bien au contraire), sa sexualité et sa foi religieuse.  

    Au début l'islam a été une révolution sociale que les arabes ont rejetée : très progressiste dans son projet de société. Nous, progressistes qui travaillons en Afrique du sud, en Europe, aux Etats-Unis, en Asie ou ailleurs, avec des imams progressistes, parfois eux mêmes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels), nous sommes sur la veritable sharia : nous sommes sur la tradition véritable du progressisme dynamique des musulmans des trois premières générations, comme le prévoyait la sagesse du hadith du prophète : « le meilleur des siècle est le mien, puis qui viendront après moi.... ». Nous, musulman(e)s appartenant de fait à une minorité sexuelle, sommes de ceux qui ici et maintenant participent a cette reforme, cette renaissance de l'islam !

    L’imam Daayiee Abdullah est un frère qui avec les années a su construire semble-t-il une représentation de sa foi islamique, tout à fait originale, unique, vivifiante ! Il conclura son exposé sur l’un de ses concepts didactiques clé : celui d’un Islam comme une religion "vivante" ! Le seul être vivant a qui dieu a insufflé son "rouh al-qoudous" (souffle vital d’origine divine), c’est Adam, l’archétype de notre humanité. L’Islam est une religion vivante et elle doit respirer ! L’extrémisme, musulman ou d’où qu’il soit, ne permet pas aux individus de choisir librement la représentation qu’il voudraient construire de leur rapport au Divin : les extrémismes étouffent notre Islam, qu’ils nous laissent donc respirer !

    Il nous faut ajuster notre prisme à la réalité vécue aujourd’hui ; c'est comme de passer d’une vision du monde en noir et blanc à une « rainbow vision » (une vision tout en couleur de la réalité, respectueuse de toutes nos différences et nos particularités) ! La nature humaine est bien plus complexe que ce que les rigoristes musulmans veulent imposer aujourd’hui comme étant la seule façon de comprendre l'islam; alors même que la religion de l'Universelle est venue pour tous les humains de tous les temps, et d'exclure une partie de l'humanité qui par nature ne correspond pas à la représentation que l'on construit de sa foi ; c'est comme d'avaler la religion en pure imitation, s'est être comme un bébé ou un singe qui ne comprendra jamais avec son cœur le message du tout puissant !

    Le Messager du tout puissant ASWS n’est certes pas venu pour promouvoir les traditions sclérosées de tribus arabes du 7 ème siècle de notre ère dont il est dit dans le Coran qu’ils étaient « les pires mécréants et les pires hypocrites ». Le Messager du tout Puissant a délivré un message de Paix, lui qui est entré dans la Mecque après en avoir été chassé sans avoir détruit une seule porte, sans avoir saccagé une seule demeure, sans avoir violé une seule femme, sans avoir persécuté aucun « homme n’ayant pas de désir envers les femmes ». Islam cela veut dire « Paix » : L’islam est une religion vivante et la véritable tradition de l’Islam est d’évoluer avec son temps ! Wassalam ‘Alaykoum.

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 - Professeur Siraj Al-Haqq Kugle (Qui nous vient d'Inde) – 

«  L'homosexualité en Islam  »

 

    Le professeur Kugle nous à présenté la thèse qu'il détaille dans son livre parut récemment : "Homosexuality in Islam" ; livre dans lequel il fait clairement apparaitre selon des sources islamiques indiscutables, que le prophète de l'islam ASWS n'a jamais condamné les "hommes qui n'avaient pas de désirs envers les femmes" (aujourd'hui l'on dirait des "gays") qui venaient à lui.

    Pour le professeur Kugle, toujours selon des sources indiscutables, le crime des sodomites n'a rien à voir avec l'homosexualité : le prophète ASWS n'avait jamais persecuté qui que ce soit en raison de son orientation sexuelle (tout l'inverse, il était d'une grande tolérance selon ces propres épouses envers "les hommes qui n'ont pas de désir envers les femmes") ; qui plus est, lorsque ses successeurs les khalifs exécutaient une personne parce qu'elle avait comi "le crime du peuple de Loth", il parlait en fait de violence fait aux voyageurs, de piraterie, de viols, jamais d'homosexualité (toujours selon le professeur Kugle). 

    De plus, toujours selon le professeur Kugle, l’histoire de Sodome et Gomorrhe relate la vie d’un peuple condamné en raison de ses nombreux crimes et de péchés et crimes contre les voyageurs (pas en raison de leur homosexualité, mais de leurs pratiques sexuelles violentes, allant à l’encontre de la dignité humaine des voyageurs). Leurs crimes n’a rien à voir avec l’homosexualité, ce n’est pas du tout ce qui est dit dans le Coran ! Puisqu’il est dit qu’avant de vouloir violer les visiteurs de Loth (les anges messagers), ils avaient déjà demande les filles de loth ("in kountoum fahiilin", dit le Coran) !!! Ce qui veut dire que pour la déesse Ishtar adorée à S.G., ils avaient déjà demande les vierges de Loth (Le Coran dit : "ma kana lana ala banatiqa min al haq" : traduction exacte disponible dans le livre du Pr. Kugle).

    Ainsi ("oua laqad rawadou aan dayfihim"), il est très clair dans le Coran que pour les « sodomites » l'important étaient la nature violente des relations sexuelles (préférentiellement avec les filles de Loth, mais aussi avec les voyageurs tout venant). Les « sodomites » violaient les étrangers, ils s’appropriaient la dignité humaine volée contre leur grès aux étrangers de passage, dont ils faisaient offrande à leur déesse Ishtar ! C'est donc la violence de S.G. que condamnent le coran et non pas l'homosexualité : jamais le terme « homosexualité » n’est cité en arabe dans le Coran ! Bien au contraire : rappelons encore une fois que le coran glorifie le fait que les croyants au paradis soient servis par de jeunes éphèbes et que plusieurs femmes du prophète étaient servis par des "mukhanathoun" : des « hommes efféminés qui n’avaient pas de désir envers les femmes » (nous dit Aïcha RAA, la plus proche des femmes du prophète ASWS – version de Bukhari) !

 

    Mais, comme nous l'avons vu avec la présentation concernant la construction de la masculinité et du patriarcat, le coran et la sunna ne semble pas confondre sexe et genre : les versets qui parlent des qualités des croyants et des croyantes mettent en exercent les qualités de chacun, du féminin et du masculin (ying / yang), sans jamais parler d'orientation sexuelle précisément mais en insistant sur les qualités de chaque croyant(e). Par ailleurs, de nombreux hadiths semblent clairement être tolérant envers les minorités sexuelles : notamment le hadith (référence précise dans le livre du professeur Kugle) qui décrit la situation où un homme avec du henné sur les mais, un « mukhannath » (efféminé qui n’a pas de désir envers les femmes : aujourd’hui nous dirons un gay, un homosexuel), a été amène devant le Messager de Dieu ASWS pour être exécuté et le prophète de dire "non, j'interdit que l'on tue celui qui prient".

    Un épisode de la vie du prophète ASWS qui va doublement dans le sens de la thèse du professeur Kugle, puisque d’une part cela confirme que le prophète ASWS n’a jamais persécuté les minorités sexuelles ; par ailleurs cela tend également à prouvé que les plus proches compagnons du prophète ASWS eux, avaient tendance (du vivant du prophète, et encore plus après sa mort) à vouloir promouvoir une représentation identitaire hégémonique de ce que doit être le musulman (en terme de sexualité, de genre). Force est de constater que cette représentation hégémonique (qui découle de tradition arabes antéislamiques, d’un patriarcat, d’une masculinité toute puissante qui n’a jamais été validée par le prophète de l’Islam ASWS) finira par s’imposer comme étant la norme sociale dans les années et les siècles après la mort du Messager de Dieu ASWS (comme il l’avait prédit lui-même dans un autre de ses hadiths cité plus avant dans ce compte-rendu).

 

 

    De plus, le Coran nous parle d’une toute réalité que celle que veulent imposer les extrémistes ; le Coran nous dit qu’il y a un aspect physique extérieur et un aspect interne caché au sein de chaque individu : "shakila", et que seul dieu sait qui est le plus sage. Donc en plus de l'ambigüité des hadiths et des versets qui condamnant la violence sexuelle faite aux hommes ; en plus de l'évolution des mœurs ; ces verset du Coran qui semble différencier clairement sexe et genre, nous offre une représentation d’un Islam (comme l’était du reste le prophète envers les « mukhannathoun ») ouvert aux différences de « inner disposition » - "shakila" (de genre). Des différences de genre où la masculinité toute puissante n’est pas mise en avant, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire. Selon le Coran ce serait même un crime que de changer la nature de la création divine (sourate « rum » : 30.30) ; autrement dit le Coran et la tradition du prophète nous enjoignent à respecter nos différences de genre, à ne pas tenter d’imposer une norme social étouffante, qui ne correspond pas à « sunnat Allah fi khalqih » : la tradition de la création divine !

 

    Par conséquent, les extrémistes font reposer leur condamnation de l’homosexualité, de la sodomie, etc., uniquement sur des versets du Coran ambigus, qui lorsqu’on les relie aux autres versets du Coran parlant des « sodomites » ne semble laisser aucun doute sur le fait que le Coran ne parle pas d’homosexualité, que le Coran nous demande au contraire de respecter nos différences, de respecter la décision divine de nous avoir créer ainsi. En plus de cela, ces extrémistes - homophobes, partisans d’une masculinité toute puissante clairement contraire à l’éthique du Coran et de la tradition prophétique – ces extrémistes utilisent des hadiths dont les spécialistes en la matière s’accordent à dire qu’ils sont faux, qu’ils n’ont jamais été prononcés par le prophète ASWS.

    Citons par exemple le hadith « lorsque deux hommes ont des rapports sexuels comme le faisait le peuple de Loth, le trône du Miséricordieux est ébranlé » Ce hadiths est faux (références exactes dans le livre du Pr. Kugle), pourtant les extrémistes l'utilisent encore comme si personne ne savaient qu'il était faux, tout simplement parce qu’il va dans le sens de cette société étouffé, sclérosé par une masculinité toute puissante illusoire et contraire au Coran et à la sunna du prophète ASWS (NB : sans parler du fait qu'il serait impossible d'ébranler le trône de la création juste en ayant des rapports sexuels… !?)

    Citons un autre hadith disant que « celui qui embrasse un esclave avec désir, dieu le punit ». Ce hadith est faux aussi ! Comme par hasard (??), il a été fabrique à une époque où l'homosexualité avec les esclaves durant la période abbassides (moyen âge, période de cristallisation du droit orthodoxe islamique par des jurisconsultes conservateurs) était très répandu ; non, ce n'est pas un hasard !

          


NB : il est de sources sure (cf. Livre du Pr. Kugle) que la première exécution d'un « sodomite » a été décidée par Abu Baker, khalife après la mort du prophète ASWS, qui reçu une lettre disant que l'un des musulmans de l’époque, Fudjara, habitant de telle et telle région d’Arabie, s’est rendu coupable du « crime du peuple de Loth », sans que l’on sache aujourd’hui vraiment de quel crime il s’agit, là encore... Etai-ce un viol, un vol, de la piraterie ? Quoiqu’il en soit, on sait en tout cas que les compagnons du prophète encore vivant, se réunissent autour de Abu Baker le khalife pour établir un conseil juridique : « shoura ». Ils se réunissent car ils ne savent pas quoi faire !!! Ce qui déjà nous indique que ce genre de crime étaient mal connus à l’époque (alors que les « mukhannathoun » eux étaient connus de tous, vivaient au grand jour dans une grande tolérance de leur différence de genre, comme nous l’avons vu plus haut). De plus, et c’est très important, les compagnons du prophète et le khalif en place (les plus émérite des compagnons du prophète s’il en est) nous disent ne pas avoir de précédent venant du prophète ! C’est donc à eux de décider du sort de ce Fudjara.

Et lorsque l’on regarde de plus près l’histoire de Fudjara dans les sources historiques de l’époque (Cf. le livre du Pr. Kugle), en fait on trouve dans l'histoire des premiers khalifes que ce criminel étaient un pirate qui coupait la route des caravanes, tuez les musulmans, troublait l'ordre publique... Il est donc tout a fait plausible de penser plutôt qu'il a été capture et immolé vivant à Médine parce son « crime du peuple de Loth » était la piraterie, et absolument pas l’homosexualité !

 

NB : le seul hadith clair sur l’exécution d’un « sodomite » : « …tuez l'actif et le passif » ; toutes, toutes les versions fidèles de ce hadith remontent uniquement à Abu Huraira. Le fidèle compagnon du prophète dont on sait qu'il avait des problèmes avec sa sexualité, qu’il en avait parlé avec le prophète. Là encore, le prophète ASWS dans sa grande sagesse ne l’a pas exécuté, ne l’a pas fustigé : il a pris le temps de la réflexion (!) puis lui a demandé d’accepter son destin ou de se forcer à se marier, ce que Abu Huraira a finit par faire plus tard du reste (il a même eut des enfants de se mariage). Il semblerait malgré cela que Abu Huraira cherchait à calmer, voir à rejeter la sexualité que le Créateur lui avait assigné (cf. le livre du Pr. Kugle, et le livre de la féministe Fatima Mernissi - université Mohamed V - qui va jusqu’à le décrire comme un faisant preuve d'une misogynie affichée pour les femmes de son époque, même contre la propre femme du prophète Aicha RAA. 

        Abu Huraïra agaçait Aïcha RAA et elle disait de lui qu’il n’était pas doué pour l’écoute et que lorsqu’il était sollicité, il était incapable de donner de bonnes réponses. Elle lui reprocha un jour de raconter des hadiths qu’il n’a jamais entendus. Piqué au vif, Abou Houraïra répondit à Aïcha de façon insolente, reniant le principe coranique du respect absolu et dévolu à l’égard des épouses du Prophète ! Aïcha qui était pourtant « oum al-mouminine » - la mère de tous les croyants. Elle était l’une des premières - et malheureusement l’une des dernières - savante de l’Islam qui donnait des cours de religions aux musulmans. A Médine, elle parlait de politique et partait avec les hommes à la guerre ! Assez rapidement après la mort du prophète pourtant, ses compagnons retourneront pour certains d’entre eux à une certaine forme de « djahiliyat » - l’ignorance préislamique menant à l’injustice et aux troubles sociaux. Nombreux sont ceux qui considèreront de nouveau la femme impure en raison de ces menstrues notamment, déshumanisant les femmes, les infrahumanisant ; alors même que le rôle de la femme est glorifié mainte fois par un prophète Mahomet ASWS orphelin dès son plus jeune âge. Et que devait-il y avoir de plus insupportable, de plus impur pour certains de ces hommes qui avaient connu la « djahiliyat », que de voir des hommes parés d’un genre féminin et des atours de la féminité !?

 

 

CONCLUSION :

    Enfin, il semble clair aujourd’hui que les homosexuel(le)s n’ont jamais été condamnés en tant que tel par le prophète de l’Islam ASWS. Il n’y a aucun hadith, aucun hadith disant que le prophète a condamné un homosexuel, jamais ! Par contre on a tous les autres hadiths et les versets du Coran qui nous parle de ne pas les tuer, de les respecter, de respecter ce qu’on appellerait aujourd’hui en jargon moderne de sociologues, d’anthropologues ou de psychologues, « les différences de genres ».

    Le professeur Kugle a conclut sur le fait qu’il ne faut pas avoir peur de s’intéresser aux sources scripturales que les extrémistes prennent plaisir à nous renvoyer à la figure ; il s’agit de notre histoire en tant que musulmans, et il nous faut nous y intéresser, nous l’approprier, car en définitif l’on constate qu’on trouve dans l’histoire de l’Islam de quoi construire tous ensemble une représentation identitaire progressiste de ce que peut être le, la musulman(e) du XXIème siècle.


   
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 - Seemi Ghazi (chanteuse orientale et philosophe) –
« Le Coran qui nous guérit  » 
(par vidéoconférence depuis l'Indonésie)


    Dans le Coran, le feu d'Abraham est le symbole de la Religion ! Dieu nous dit dans le coran que la foi religieuse peut être un feu ardent (le buisson ardent, un végétal d'inspiration divine), qui peut nous bruler et consumer notre humanité si on prend les Textes au premier degré ; mais ce feu, si l'on parvient à en extirper simplement la lumière divine, alors nous serons des êtres humains éclairés. La religion peut être un sabre violent, ou un cataplasme qui nous soigne, nous unie les uns aux autres !

    Et lorsque le Coran utilise le symbole des idoles du peuple d’Abraham, ce « père d’une multitude » (en hébreu), c’est la mise en scène de la sclérose sociétale causée par des concepts creux qui ne sont plus valides, de ces traditions hégémonisantes, patriarcales, qui ne sont maintenues que parce que certains de nos frères et de nos sœurs, consumés par leur foi aveugle et deshumanisante, infrahumanisante, pratiquent la violence directement ou indirectement, simplement en nous disant « nous avons trouves nos pères sur cette tradition et nous la suivons » - c’est exactement ce que le Coran dit à propos des idolâtres des premiers siècles de notre humanité ! Nous leur répondons, en paix nous sommes et en paix nous voulons appliquer notre construction d’un meilleur Islam pour demain, jusqu’au bout nous prenons la lumière de l'existence, unis au sein d'une humanité diverse mais pourtant unie « mouwahadda bi al-tawhid » (uni par l’unicité du Créateur) !

 

    Dans la sourate « oua teen oua al zaytoun » (sourate 95), le Coran insiste sur la différence entre l’olive qui donne une seule graine, et la figue qui elle a une multitude de graines merveilleuses ! L'olive est amère, la figue est douce : ensemble ils forment la sagesse humaine ; le mont Sinaï qui est cité plus loin dans la sourate 95, symbolise  la sagesse monothéiste unifiée; moise incarne la métaphore de l'esprit ; et la ville en paix c’est la Mecque, le cœur de l'être humain musulman ! « Nous avons crée l'humanité au plus haut », dit le Coran (en paix, diversifiée mais unie. Et en cela Allah (le Dieu de toute notre humanité, quel que soit le nom qu’on lui attribut) n'est il pas le plus sage de tous !?

 

NB : en arabe, « Tawhid » désigne un processus en cours, celui par lequel nous sommes tous unis ! C'est un processus qui se construit au quotidien, le Tawhid n'a rien d'évident ou de statique !

 

    La différence comme sacrée selon le Coran, unifiée en une nature humaine différenciée mais pourtant glorifiée par un Dieu qui demanda aux anges de se prosterner devant nous après avoir appris à Adam (le symbole archétypal de notre humanité) le nom de toutes les choses connues : c'est bien la le « contrat social » que le Coran nous propose depuis 14 siècles – un contrat social porté par une civilisation arabo-islamique réputée jusqu’à peu pour sa tolérance. Le Coran est là pour nous guérir et nous unifier autour d’une espérance commune à tous les êtres humains. Allah est une lumière que nul extrémismes ne peut entraver :

بسم الله الرحمن الرحيم

« Allâh est la Lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal, celui-ci ressemble à un astre de grand éclat; son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental ni occidental dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. Allâh guide vers Sa lumière qui Il veut. Allâh propose aux hommes des paraboles et Allâh est Omniscient. » 
(Al-Nur - la Lumière - verset 35)



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- Afrique du sud, avec Yussuf Abdallah -  

Les minorités LGBTQI ont contribué à instaurer une nouvelle constitution après la fin de l’apartheid ; une constitution sud africaine qui aujourd’hui protège depuis les  minorités sexuelles, pourtant ca reste passif, pas de gaypride dans la plupart des grandes villes du pays et peu de jeunes volontaires pour prendre la relève.

 

- Nigeria avec Zaheredeen Gambo (Global Right) -

De nombreuses associations LGBT, VIH/Sida ou autre, en 2006 se sont unies pour combattre une loi homophobe. Ils ont réussis mais là encore de nombreux abus contre minorités sexuelles persistent au Nigéria ! Ils font encore générer beaucoup d'information, toujours en conservant l'anonymat des participants ! Sinon le risque pour eux c’est tout simplement d’être exécutés. Le nord du pays est le plus peuplé en musulmans et dans certaines villes c’est la première fois qu'ils entendent parler de droits LGBT, de sexualité en générale. Car n'oublions pas que le Nigéria est un état militaire, islamiste et que la sharia nigérienne peut les condamner a 14 ans de prison voir les exécuter ! Les membres des associations « rainbow friendly » ont étés battus, certains ont du fuir le pays... Récemment deux femmes ont été exécutées en 2007 à Tadouna : elles ont refusées d'être défendues (!!!) en appel car elles ont eut peur de la médiatisation et ont préférées mourir !

 

- Tanzanie (conserver l’anonymat) -

En 1996 certains homosexuel(le)s ont été torturés, parfois chassés de chez eux. Pourtant la haine est souvent soutenus directement ou indirectement par des musulmans, souvent même des imams qui ont des relations homosexuelles, mais refusent de soutenir les droits des minorités ! A l'hôpital ils refusent de les soigner, ils ont leur propre réseau de médecins "gay friendly" souvent eux mêmes homosexuels. En ce moment même ils ont 16 sympathisants (dont 10 musulmans) de leur association en prison, jusqu’à 35 ans de peine à purger ! Alors qu'ils certains se trouvaient simplement dans un bar à discuter. La situation ne fait qu’empirer pour les minorités LGBT de Tanzanie, surtout dans les villes côtières à forte majorité musulmane.

 

- Kenya (conserver l’anonymat) -

Il n’y à pas de mouvement « queer muslim » ! Il milite dans une organisation nommée « galk ». Ils disposent d’un centre qui existe depuis 2006 à Nairobi. Puis le 1er décembre ils ont marchés avec une bannière dans les rues pour sensibiliser les gens au VIH/Sida, et les LGBT sont inclus dans la stratégie anti HIV du gouvernement. Car les autorités disent ne pas avoir le choix que de les reconnaitre. Il y a eut pourtant dans les villes sur la cote, a dominantes musulmane (65%), un imam qui a fait une fatwa (pour la première fois suivi par l’union des églises chrétiennes) : une fatwa de haine contre la rumeur d’un mariage gay et contre leur légalisation. L’homosexualité est toujours illégale au Kenya. Encore aujourd’hui à Mombassa plusieurs dizaines de personne se cachent encore dans la maison d'amis, de peur de se faire lyncher en place publique comme ce fut le cas pour certains homosexuels par le passé.

 

- France, avec Ludovic Lotfi Mohamed Zahed (HM2F) -

Création récente il y a trois mois de cette organisation HM2F. Avant Janvier 2010 en France, les jeunes homosexuel(le)s musulman(e)s en étaient encore à se demander s’il est possible de concilier foi et sexualité : la réponse est claire, oui c'est un fait, c'est le cas ! Pourtant on a encore l'impression de devoir convaincre… Notre travaille ne fait que commencer.

 

- Grande-Bretagne, avec Tawseef Khan et QuratullAnne Hussain (Imaan) -

Imaan existe depuis 12ans ; en 2005 ils participèrent à la première gaypride, pour la plupart les membres sont des LGBT musulmans ! Ils ont fait l’objet d’un célèbre documentaire sur channel 4 en prime time ; ils n’ont repris que les témoignages victimisant, ils ont tenté de l'empêcher mais Imaan n’a rien pu faire... Et aujourd’hui ils tentent de remettre la barre et sont soutenus par le maire de Londres (comme la plupart des musulmans après le 11 septembre). Ils travaillent sur la lutte contre mariage forcés, l’homophobie et la violence directe ou indirecte, l’islamophobie... Mais pourtant ils se sentent encore exclus de la communauté LGBT, peut être tout autant que de la communauté musulmane.

 

- Canada, avec Al-Farouk Kaki (Toronto, et communautés « Queer » diverses) -

Tout va bien : « Salam » a été fermé fin 1993 après une lettre de menace islamiste. Et en 1998 « Fatiha » à New York fut fondée !

Aujourd’hui Al-Farouk a rouvert « Salam queer and muslim community » à Toronto (3% de musulmans au Canada) : ils invitent 240 personnes pour leur diner d'ifthar lors de ramadan (musulmans ou non), ils prient ensemble la prière du vendredi ; « tradition mecquois » : donc les femmes et les hommes prient ensemble, habillés comme ils veulent - comme c’était le cas à la Mecque au début de l'islam. Et au centre culturel musulman de Toronto, les femmes disent la khotba (le sermon du vendredi), elles dirigent la prière de ramadan, font l'Adhan (l’appel à la prière), etc. 

- USA, avec l’imam Daayiee Abdullah (Al-Fatiha) –

Le président Obama a donné les même avantages gouvernementaux aux gays qu'aux autres citoyens ; il a demandé au pentagone et à l’armée d'arrêter leur « dont ask dont tell » (politique du secret quand à l’orientation sexuelle), une grande avancée ! Washington a accordé le droit aux LGBT de se marier. Les musulmans LGBT ont ainsi décidé d’ouvrir une mosquée « alternative », progressiste, où les femmes et les LGBT sont les égaux des autres et prient ensemble, font les sermons, l’adhan, etc. Des associations religieuses modérées luttent avec les LGBT pour faire pression sur les associations conservatrices religieuses qui financent leurs églises sœurs en Uganda, ou les homos sont lynchés en place publique ! Enfin,  « al fatiha" » a fait une enquête en ligne, pour avoir des statistiques tangibles sur qui nous sommes, nous LGBT musulmans dans le monde.

CONCLUSION

- les français nous disent qu’il faut plus de collaboration entre nous tous, c’est primordial

- les kenyans nous parlent de la pression que nos imams gay « friendly » peuvent créer sur leur confrères conservateurs partisans de la haine et de la justice expéditive des foules

- les sud africains nous rappellent que la gaypride peut être un outil politique puissant, à utiliser prudemment nous disent les anglais

- nous aimons Allah et aucun imam ne peut s’arroger le droit de nous empêcher d'accéder a cette amour conclu l’imam M. Hendricks

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COLLECTIF CITOYEN POUR UN ISLAM DE FRANCE VÉRITABLEMENT INCLUSIF, 

& UNE LAÏCITE VÉRITABLEMENT RESPECTUEUSE DE TOUTES LES CROYANCES.

Porte-parole, L.Zahed - Juin 2010

Au plaisir de bientôt vous comptez parmi nous.
http://www.homosexuels-musulmans.org
homomusulmans@gmail.com


   

HM2F, notre collectif citoyen, est coordinateur international de la conférence internationale
CALEM - financée en 2012 par le conseil de l'Europe et qui reçu le prix
Pierre Guénin de SOS homophobie -,
membre de la Fédération LGBT, du RAVAD, de l'ILGA ;
membre des collectifs interassociatifs Pinar Selek et IPERGAY, et
membre fondateur du MTE.

Le collectif HM2F est l'aboutissement d'une collaboration fraternelle entre des homosexuel(le)s (ou des citoyens appartenant à d'autres minorités sexuelles visibles) : qu'elles ou qu'ils soient athés, de confession juive, de confession musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autre... C'est une grande fierté !
Et nous fomentons le secret espoir à la face du Destin, que cette pluralité et ce "vivre ensemble" citoyen et collégial,
restera la pierre angulaire sur laquelle nous continuerons de bâtir nos projets communs, inch'Allah.